Tu ne m'as pas laissé le choix, ça pouvait plus durer. C'est trop pour moi, pas assez pour toi.
Tu sais, l'air de rien c'est important. J'ai essayé. J'ai essayé parce que ma mère m'a toujours dit que si on essaye pas on ne sait pas si on loupe quelque chose. Alors j'ai juste voulu voir si je passais à côté de ma vie, dans les deux sens du terme. J'ai essayé & ça ne m'a pas réussi.
On ne peut pas s'excuser des aléas du c½ur & puis entre nous, s'excuser c'est s'accuser. C'est simplement que je suis tombée sur un os. Un os dans ton c½ur, tu y crois toi ?
Retiens simplement que c'est une question de principe. Je ne peux pas. Ce n'est pas de ma faute. C'est de la tienne.
Fallait pas commencer ...
Je ne sais décidément pas où tu es parti, & à la limite je m 'en fous un peu, vois-tu. Tu es là sans être là, je sais pas si tu vois. Physiquement, je peux la sentir ta main sur ma peau, ton bassin contre le mien & tout le tintouin. Mais je crois, que le c½ur n'y est pas. A vrai dire, je me demande même comment tu fais pour respirer alors que tes côtes ne renferment rien, ça ressemble plus à une cavité qu'à un monde parfait, par là. Il faut dire aussi que la démonstration c'est pas tellement ton domaine ... Çà s'appelle la fatalité, c'est comme ça depuis toujours.
Enfin. Toujours est-il que j'ai besoin de toi. Tu y crois, toi ? J'ai besoin de quelque chose qui n'est pas, un truc immatériel. Un truc abstrait, comme diraient les artistes. Quelque chose que j'ai cru avoir & que je n'ai finalement jamais vraiment eu.
Tu es là avec moi & tu ne m'aimes pas.
C'est malheureux à dire mais c'est comme ça ...
Il se reconnaîtra et comprendra mieux que personne ...
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